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Les dérives chez les jeunes -
Voici un phénomène de plus en plus inquiètant. Les dérives sexuelles chez les jeunes, et la dégradation du statut des femmes et jeunes filles. Voici une petite enquête sur cette dégradation considèrable de notre société. Cet article est reservé à un public ado.
Beaucoup de films et livre en parlent actuellement. Prennons par exemple le film "Thirteen" où on peut assister à la dérive accélérée d'une adolescente qui veut se faire une place dans le monde des ados branchés, et cela en mettant sa vie en danger. Piercings, relations libres, alcool, drogue, mutilation, vole, echec scolaire, situation de mise en danger, dégradation des relations familiales et bien pire encore... Montrant par exemple la dérive vestimentaire de nos jours. Des petites filles âgées de 8, 10, 12, jusqu'à 19 ans voir plus ou moins, sont vêtues de tenues microscopiques sur elles, dont le but est d'avoir le moins de tissus possible sur elles. Mini jupes, petites hauts décoltés laissant apparaitre le nombril, string dépassant de leur pentalon. La majorité considèrent ça comme "à la mode". Ces petites filles, qui ne sont même pas encore pubères, s'habillent comme des filles plus âgées, voir pire.
Tous les magazines qui sont destinés aux jeunes fille de 16 ans et plus (en réalité lus par des fille entre 10 et 16 ans) parlent de sexualité comme si c'était tout à fait normal de s'envoyer en l'air (faire l'amour sans sentiments). De plus ils peuvent dire parfois « prends ton temps tu vas grandir, tu as le temps pour ces choses-là » alors que certains gros titres affirment « fais-le ! il faut faire tout ça pour être sexy et désirable. Et devenir une pou f»». La pornographie, qui est une industrie massivement diffusée, s'ébat, avec succès, hors de son ghetto, en proposant ses normes dès le plus jeunes âge à travers différents médias. Aussi, des magazines destinés à des jeunes fille de minimum 20 ans (dont le lectorat a en réalité 16 ans voir moins), font écho à l'imagerie pornographique et la normalisent incroyablement. Un test dudit magazine range dans trois catégories les lectrices : « 1° La super extra-pouf : « C'est bien, tu vas peut-être un peu loin, mais tu as de l'humour » ; 2° La pouf normale : « Tu es une fille de ton temps, moderne, c'est bien : tu as des aventures et un peu de sentiment, mais tu ne te laisserais pas avoir par ton mec s'il faisait la même chose » ; 3° La ringarde, le dinosaure présoixante-huitard. » La journaliste du magazine féminin donne ses conseils. Si la jeune fille n'entre pas dans les deux premières catégories majoritaires, c'est qu'elle est coincée et ringarde, bonne pour la poubelle seulement. Ce prosélytisme rudimentaire - car c'est de cela qu'il s'agit - est basé sur l'ordonnance de nouvelles normes à suivre, lesdites normes étant étroitement liées à l'imagerie pornographique. De plus ces magazines proposent aussi dans leurs articles le « hit-parade des sex toys ». Nous avons alors droit aux vibromasseurs et autres menottes en fausses fourrure rose sous les yeux de petites fille. Est-ce normal ?
Dans certains clips, la femme y apparaît comme un objet, quelque chose qui ne pense pas et qui assouvi les désirs de l'homme, et généralement peu vêtue et se trémoussant de manière obscène. Et par la suite, les jeunes sont persuadés que c'est comme ça dans la vrai vie. Pour eux la vie ressemble à ces fameux clips : la femme est un être qui n'a pas le droit de penser, elle a seulement le devoir d'être belle, désirée, sexy et de satisfaire un homme. Réduite à l'état de simple objet dont on peut en faire tout ce que l'on veut. Ils ne faut pas s'étonner qu'après des clips pareils, des jeunes filles vêtues de la même manière, suivant cette mode, se fassent siffler dans la rue, jusqu'à se voir attribuer des qualificatifs comme "bonne".
Les jeunes découvrent également tout ça de plus en plus tôt « par pur hasard » d'une adresse Internet mal orthographiée, d'un lien dans un e-mail, en parlant à des inconnus sur des tchat ou encore en composant un mauvais numéros sur la télécommande de la télé. Car c'est un des sujets actuellement le plus diffusé sur le net et qui est tellement présent qu'une simple erreur de lettre dans mot d'une recherche, peut être fatale. Comme sur les tchat, là où des années les gens parlaient du beau temps, de l'art ou de la culture, maintenant tout le monde y va seulement pour se chercher un/e partenaire pour une relation sans lendemain, et surtout parler de sex sous toutes ses formes. Et cela, de tous les âges. Sans compter tous les blogs où certaines et certains n'hésitent pas à se montrer en photos à la plage, pour frimer, sans penser à qui pourrait s'approprier cette photo et tous les dangers que cela représente.
Il est exaspérant que des petites filles qui devraient parler prince charmant et jouer aux barbies parlent de sujets obscènes et déplacées alors qu'elles sont encore parfois en primaire... Là où il y a des années une petite fille de 10 ans jouait encore à la poupée, voyant son prince charmant comme dans un Disney, actuellement elle ne parle plus que de sex et autres sujets du même ordre. L'âge de la première relation se situe toujours autour de 15 ans et demi, mais il pourrait bien s'agir d'un leurre puisque la vogue actuelle dans les écoles donne la cote à d'autres pratiques aussi dégradantes, et ce, même du côté des écoles primaires, où vestiaires et toilettes sont souvent sous haute surveillance suite à des activités affligeantes. Mais ce n'est pas le pire, car les ados peuvent parfois faire pire que les adultes. Dans les écoles, la mode est au «copain de baise» n'a pas besoin d'être unique: on peut le multiplier sans engagement amoureux. Les jeunes filles confient pratiquer certaines choses dans la pseudo-intimité des cabinets de toilette, en même temps qu'elles révèlent n'avoir jamais embrassé un garçon. Dans une école secondaire de Montréal, la direction a même dû composer avec un drôle de phénomène: assis au dernier rang d'une salle de classe, les garçons se livraient à un concours des plus répugnant, au vu et au su des copains et du prof, consterné et paralysé. Pendant ce temps, dans une école primaire, une fillette de neuf ans s'interroge candidement sur la pertinence d'envoyer à son nouveau petit copain une photo de.... C'est la réalité dans toute son horreur. Nous vivons dans un monde dans lequel tout est pornographisé dès le plus jeune âge. Les filles doivent être désirante, sexy et capable de tout en matière de sexualité.
De plus, on assiste de plus en plus à un phénomène d'exigence en matière de beauté : il faut s'épiler (partout sans exceptions), il ne faut pas avoir de petits seins, avoir une grosse poitrine, pas un gramme de cellulite, être très maigre et bien foutue. Il faut ressembler à une danseuse comme celles présentent dans les clips musicaux. Il ne faut pas oublier qu'avant toute cette hypersexualisation de la chose, faire l'amour étant un acte fait, comme le nom l'indique : par amour. Il avait aussi comme but d'agrandir la famille. De nos jours, cette notion disparait. On voit ainsi apparaître chez les jeunes des pratiques répugnantes (que pour des raisons de censure et de retenue ne seront pas expliquées). Et parfois même une augmentation des cas de jeunes filles déjà mère.
Mais ne voyons pas le monde tout en noir : il existe encore des jeunes romantiques. C'est rare mais ça existe. Qui ne comprennent pas cette surabondance de sexe chez les jeunes,
Ce temps du romantisme semble tellement lointain. Où va le monde ? Car de nos jours, ne pas s'abaisser à certaines pratiques dégradantes et sexuelles vous vaux d'être considérée comme ringarde, débile, bonne pour la poubelle, repoussante et bien pire. L'intolérance face aux personnes qui se respectent, n'acceptent pas ce type de dégradation et ne rentrent pas dans ces normes, est grandissante. Là où il y a des années chaque jeune était égale et semblable aux autres dans une classe, la mode actuelle pousse à l'intolérance, en se basant sur l'activité de chacun et son apparence.
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